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PC Engine Développeur: Naxat Editeur: Naxat
Genre:
Shoot 'em up Joueurs: 1-2P Dates de sortie
07.12.1990 Japon
02.1991 France
dur Difficulté:
78%Graphismes 90%Animation 76%Son 91%Jouabilité 80%Durée de vie 79%79%
Invité surprise:
Tout à la fin, au dernier écran, si vous appuyez sur Select, un bonhomme fait une courte apparition. Il s'agit de Dorabocchan, le petit vampire de Naxat. Son jeu sortait sur PC Engine juste deux semaines après Burning Angels. |
Vous avez reçu une lettre d'Hitomi dans une enveloppe scellée par un petit coeur rouge ! Elle vous donne rendez-vous dans un salon de thé à la mode. Que décidez-vous ? Le docteur Kaga a été enlevé ! Ce grand chercheur travaillait sur le Burning Project, l'arme ultime pour contrecarrer le Black Impulse de l'infâme Dr Gengar. Dr Kaga, toutefois, n'est pas un vénérable savant aux tempes blanches mais une nymphette aux cheveux roses. Elle a deux soeurs combatives, toujours habillées en sous-vêtements (les shoots, ça donne chaud !), Hitomi et Asuka. Pour sauver leur ainée, les deux héroïnes sautent dans leurs appareils respectifs : Dragon et Phenix. Qui dit 2 vaisseaux, dit 2 joueurs. C'est l'un des arguments de Burning Angels pour se démarquer de la cohorte de shoot 'em ups sortis sur PC Engine en cette année 1990. Depuis que la console a vu le jour, les shoots à deux ne sont pas nombreux; on peut même dire qu'ils ne sont que deux : Ordyne et Aero Blasters, sorti un mois avant nos anges fessus. Naxat, qui a parfois des impulsions de plagiaire (leur « black impulse » ?), a peut-être voulu profiter d'Hudson (ce ne sera pas la dernière fois) : de leur succès avec Super Star Soldier, du jeu à 2 d'Aero Blasters et du multi-joueurs en général que popularise Bomberman. Burning Angels sort d'ailleurs le même jour. Le rythme furieux fait en effet penser à ce soldat des étoiles pressé de la gâchette — le défilement vertical n'y est pas pour rien. Les ennemis nous tombent dessus avec une vitesse et un emportement brutaux, leurs tirs s'éparpillent comme des confettis dans une surprise-party alors que les nôtres se déversent en un déluge torrentiel. Le fantassin de Naxat est évidemment moins doué, n'est pas soldat d'élite qui veut, mais il a aussi des qualités et des originalités qui lui évitent que cette désagréable comparaison se prolonge, certaines allant parfois même à contre-pied des idées d'Hudson. Par exemple, là où Soldier, comme Gunhed, s'ouvre à toute vitesse, Angels commence, lui, sur un écran fixe. Mais oui, fixe ! Dans un shoot 'em up ! C'est le retour à Space Invaders ? On attend en fait un boss (aaah, bien sûr !), épaulé de deux hélicos, combat qui se poursuit dans la suite du niveau. Dans la dernière partie du 3, on traverse une chute de météorites à peu près aléatoire. Quand on leur tire dessus, ils n'éclatent pas... ils ralentissent ! Il faut en profiter pour se faufiler entre. Frissons garantis. Ca épargne aussi des difficultés aux programmeurs. Mais la plus grande et agréable originalité de Burning Angels, on n'y croit pas nos yeux la première fois, ce sont... Qui a dit les images des filles ?? Vues sous des angles pervers entre chaque niveau ! Contrôlez-vous, mes amis, allons ! Non, moi je vous parle de cette longue et érectile barre de vie au bout rouge qui ne se vide pas si facilement de son jus. Franchement sans rapport (sexuel). Cette jauge est vraiment longue. On se dit qu'ils vont tricher comme ils font d'habitude, qu'ils vous nous retirer des sections entières en deux ou trois coups. Mais non, elle diminue vraiment progressivement. Il n'y a que le puissant laser des boss ou leur écrasant contact qui accroît ostensiblement les pertes. En outre, les trois powers-ups qu'on ramasse, tirs, modules* et missiles, font aussi office de protection. C'est-à-dire qu'elle ne baisse pas tant qu'on n'a pas perdu toutes nos améliorations. Quand cela arrive, on peut quand même la recharger avec le bonus L, qui est distribué en abondance dans certains niveaux. De mémoire de pilote de l'espace, on a rarement été aussi bien protégé dans un shoot 'em up. * Qui pour rester dans le sujet s'appellent « Bit » Alors, où est le piège ? On n'est pas dupe, il doit bien y avoir un truc, car un shoot facile sur PC Engine ce n'est pas pour demain ni hier. Le truc est que la barre de vie est notre seule garante contre le game over, pas de vie, pas de continu, et surtout que les ennemis communs sont nombreux, rapides et prodigues. Certains sont aussi plus résistants que de coutume, un tir ne suffit pas. C'est le cas des missiles, inépuisable fléau, tous à tête chercheuse, qui disparaissent de l'écran pour revenir par derrière. A cause de tout ce monde qui gigote autour de nous, on a du mal à conserver nos armes avancées. Sans elles, il est beaucoup plus difficile de tenir l'ennemi à distance et la barre finit par être entamée, grignotée, et puis dévorée par les boss, larges, collants et violents comme leurs sbires. Autre difficulté, celle-là coutumière des jeux à 2, l'écran est très nettement arrangé pour 2 joueurs, avec la plupart des ennemis qui arrivent par colonnes simultanées, une à gauche, une à droite. Seul, c'est difficile à assumer. Cependant, un autre grand atout vient s'ajouter à la barre d'énergie. Dragon et Phenix possèdent un pouvoir de fusion très utile, que l'on déclenche avec Select et qui, selon qu'on appuie sur II ou I, produit une super attaque ou un super laser, Phenix Stream ou Dragon Thunder. Des bonus étoilés, les burning stars, permettent de le charger. Le plus beau est que l'on peut y faire appel même quand on joue seul ! L'autre vaisseau surgit de nulle part pour rendre l'opération possible. Quand ils ne s'accouplent pas, Dragon et Phenix mènent des vies bien distinctes et s'arment à leur goût. Chez l'un, le tir fait des vagues, chez l'autre des bulles (quasiment l'arme bleue de Super Star Soldier), les modules sont fixes ou rotatifs, les missiles vont par 4 ou par 2 avec champ de force à l'impact. Ils sont si différents — parce qu'ils forment en fait ce que d'autres jeux offrent en un seul appareil —, que l'on utilise aussi bien l'un que l'autre pour varier ses parties. Cela permet de les faire durer, à l'instar des 3 modes de difficulté. Les bonus étant distribués de façon stratégique dans chaque niveau, on est parfois plus à même de s'y restaurer ou de s'y armer. Toutefois, lorsqu'on arrive au niveau 5, les recharges s'amenuisent et les combats nous ont tellement usés qu'on se demande combien de temps on va pouvoir tenir. Pas d'inquiétude, c'est la fin ! Burning Angels n'a que 5 niveaux. Le dernier, en plus, est banal et court. Et moche. Il s'agit juste d'un mur d'eau avec au sommet une modeste base dotée de canons. On a l'impression de changer de style de shoot 'em up, de passer du type espace à guerre. Le boss final est quelconque, un tas de métal parmi d'autres. Burning Angels n'est pas un très beau jeu, mais là, il se délabre franchement. La ville rendait plutôt bien au premier niveau. Si les suivants sont plus ternes, que les textures sont uniformément médiocres, que les vaisseaux manquent de charme, ce n'était pas vexant à regarder jusqu'ici. Le reproche plus général qu'on pourrait faire à Burning Angels est d'avoir un métro de retard. Il est sorti 5 mois après Super Star Soldier, mais visuellement, on croirait le contraire. Niveau audio, ce n'est pas fameux non plus, mais sur PC Engine, c'est déjà moins surprenant. Aucune musique ne se distingue, toutes sont ordinaires pour un jeu de ce genre, la plus platonique au niveau 3 est peut-être la mieux. Quand on reçoit un coup, l'effet sonore est hautemment désagréable et ressemble à la toux d'un bronchiteux. A deux, des problèmes d'animation deviennent plus apparents ou plus gênants, comme les clignotements du quatrième boss, mais on ne perd autrement rien de la vitesse. Pour montrer à quel point Hitomi et Asuka, Dragon et Phenix, sont liées, autant par l'histoire que par leur pouvoir, si un des deux joueurs meurt, le game over tombe aussitôt. Ca nous oblige à prendre soin de l'autre, ce qui n'est pas une mauvaise idée. Les Anges Ont un Sexe et Il Tire des LasersEn 1990, Naxat livre 4 shoots à la PC Engine : le bizarre Paranoia, l'original Psycho Chaser, le pas testé W Ring et enfin le petit dernier que voici. C'est apparemment le plus conventionnel des quatre. Le seul aussi qui n'apporte esthétiquement rien au genre (hormis ses petites nanas sexy), parce qu'il ressemble à un ersatz de Super Star Soldier. Sa fin bâclée suggère que Naxat s'est pressé de le réaliser, sans doute pour tirer parti de cette ressemblance, mais aussi pour le caser entre Aero Blasters et Bomberman afin de faire valoir son mode 2 joueurs. 5 niveaux (4 et demi même, vu l'aspect du dernier), on se dit que c'est assez et trop peu. Assez, parce qu'à un rythme pareil on ne pourrait pas tenir bien longtemps. Trop peu, parce que ça se finit en moins de 20 minutes au terme d'un niveau pitoyable. Mais derrière ces reproches, il y a aussi des qualités avérées. Prendre le jeu d'Hudson comme modèle est loin d'être une mauvaise idée, d'autant plus que Naxat le rend moins éreintant en le racourcissant, y ajoute un mode coopératif et sa propre formule suffisamment distincte, dont la barre de vie et la fusion sont les grands succès. Sans elles, les combats furieusement rapides tourneraient au massacre. Naxat voulait imiter Hudson, mais pas jusque dans leur cruauté. Burning Angels procure des émotions fortes, cinglantes, et un plaisir de jeu aussi soutenu que le tir de ses canons. Des quatre shoot 'em ups de 1990, il y a des chances que ce soit lui le plus fun, même seul. Son petit côté racoleur ne lui va pas mal non plus. Naxat, père maquereau intergalactique au grand coeur. Quand ses anges brûlants écartent les jambes, c'est direction les étoiles ! le 21 août 2026 par sanjuro Jeu testé en version japonaise
1P Easy, Fini avec Dragon et Phenix. |
Boîte du jeu Version japonaise ![]() Photos choisies Cliquer pour agrandir Toutes les photos Taille normale 256x224
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